Pourquoi la communication entre générations n’est pas compromise ?


Pourquoi – en apparence – la communication entre générations serait-elle aujourd’hui compromise ? 

Plusieurs éléments, plus ou moins propres à notre époque, apparaissent aujourd’hui comme des points de rupture à la communication entre générations. 

D’abord, l’argument temporel selon lequel le vocabulaire, les expressions et les manières évolueraient, rendant le dialogue moins audible pour les plus anciens. 

Aussi, l’attraction naturelle des générations plus jeunes vers leurs semblables; craignant l’ennui ou l’incompréhension auprès de leurs aînés. 

C’est surtout la transformation numérique qui apparaît aujourd’hui comme un gouffre entre générations. Plus particulièrement auprès des générations Y et Z (nées entre 1996 et 2020), qui ont été marquées par une nouvelle forme de dialogue et d’échange : les réseaux sociaux, les emails, internet…

Quelles sont les richesses et vertus de la communication intergénérationnelle ?

La communication renvoie avant tout à l’idée de transmission d’informations ou de connaissances. La communication ne comprend pas seulement l’écoute, mais aussi l’observation. Dans sa conception la plus large, elle vise non pas seulement la parole, mais aussi les gestes, les regards ou les expressions. 

En apprenant à écouter l’autre, on découvre (ou re-découvre !) des informations sur lui et son époque qui nous apportent des clés de compréhension sur le passé, le présent ou le futur. 

En valorisant la connaissance de l’autre, nous apprenons souvent bien plus sur nous mêmes et ce qui nous entoure : il s’agit de rechercher l’expérience, la sensibilité et le regard de l’autre. Dans ces échanges, les jeunes se trouveront souvent surpris de l’intemporalité des questionnements qui les traversent, et de la modernité insoupçonnée de l’écoute qu’ils peuvent recevoir.

Plutôt que de laisser le gouffre entre générations se creuser, il faudrait réapprendre à partager les richesses de nos connaissances et de nos talents. Les plus jeunes peuvent former leurs aînés au numérique, les plus anciens peuvent transmettre les compétences acquises au cours de leur vie professionnelle ou personnelle : la mécanique, la cuisine, la lecture… 

Dans cet échange, il s’agira de transmettre non seulement la compétence mais aussi le goût des choses, qui peuvent parfois se perdre ou s’altérer d’une génération à l’autre. Par exemple, dans le cadre d’une colocation intergénérationnelle !

Bip Pop, la plateforme d’aide entre citoyens


Aujourd’hui, on vous parle de Bip Pop, une plateforme de l’économie collaborative qui partage notre combat, la lutte contre l’isolement des personnes fragiles.

Un isolement social en progression

Selon le rapport 2020 de l’association Petits Frères des Pauvres, «4,6 millions de Français de 60 ans et plus ressentent de la solitude, 3,2 millions sont même en risque d’isolement relationnel, c’est-à-dire qu’ils peuvent passer des journées entières sans parler à personne […] 900.000 personnes sont en situation d’isolement et 300.000 confrontés à la mort sociale ». Aux côtés de Camarage, Bip Pop s’engage pour lutter contre la solitude des aînés par le bien-vivre ensemble intergénérationnel.

 Une sociabilité de proximité

Bip Pop coopère avec les collectivités locales et les associations pour créer un réseau de confiance dans les territoires ruraux. Le service, accessible en ligne ou par téléphone, permet aux seniors d’être mis en relation avec des bénévoles et des services de proximité (courses, balades, événements, …).
La démarche, inscrite au cœur du dispositif Monalisa (Mobilisation Nationale contre l’Isolement des Agés), permet aux bénévoles d’être formés, accompagnés et cooptés par leur collectivité.

Comment travaillent les territoires avec Bip Pop ?

Les collectivités et associations locales sont les acteurs clés du dispositif, en rendant possible la mise en relation de personnes selon 4 principes :

1. Mobilité inversée : visite conviviale, lecture, aide informatique …
2. Mobilité accompagnée : balade, événements …
3. En toute sécurité : réseau de bénévoles invitant à la bienveillance et à la sécurité des échanges.
4. Par une coordination avec les collectivités afin de rendre service à un maximum de personnes isolées.

Si vous souhaitez faire du bénévolat ou êtes en recherche d’une aide, rendez-vous sur le site Bip Pop !

On donne la parole à Denise, hôte chez Homiz depuis six mois


  • Comment avez-vous connu Homiz ? 

Une amie est tombée par hasard sur Homiz par le biais de votre page Facebook, et comme elle savait que cela pourrait m’intéresser, elle m’a donné directement votre numéro.

  • Aviez-vous déjà loué une chambre avant ? 

En effet, j’avais déjà eu des colocataires, pendant à peu près deux ans. La connexion s’était faite par une amie commune. Je suis ensuite passé par une association de logement intergénérationnel pour trouver quelqu’un, mais c’était compliqué, je devais payer des frais, et j’ai moins aimé l’expérience.

  • Qu’est-ce qui vous a décidé à louer une chambre dans votre logement ? 

C’était principalement pour avoir un peu de compagnie. Cela fait longtemps que je vis seule, et c’est toujours plus sympathique de partager quelques dîners avec des jeunes gens curieux et agréables.

  • Quelle savoir-faire aimeriez-vous apprendre / partager avec votre invité ?

J’aimerais bien apprendre à me servir de ma tablette, et globalement quelques notions d’informatique qui me manquent. J’aimerais aussi que mon futur invité est son permis de conduire pour qu’il puisse m’accompagner faire des courses dans les grandes surfaces. 

Plus que de savoir-faire, ce sont plutôt des passions communes que je recherche : j’adore discuter voyage et immobilier, par exemple !

Génération Visio : des ateliers culturels et de bien-être à distance !

Cette année n’a ressemblé à aucune autre et nous avons tous dû nous adapter. Pour nos ainés, c’est la même chose !

Beaucoup d’entre eux ont appris à utiliser internet et les nouveaux moyens de communication pour garder le lien avec leurs familles et amis.

Génération Visio permet de se retrouver autour d’ateliers culturels et de bien-être et de partager des moments conviviaux avec nos ainés depuis notre salon. La plateforme propose des ateliers, en visioconférence et en live, animés par des intervenants experts qui transmettent leur passion et leur savoir-faire.

Grâce à cette plateforme, Pierre peut par exemple partager des moments avec sa mère qui vit à Paris et qui se déplace peu. Ils ont des activités en commun et à distance ainsi que des conférences artistiques. Ils gardent ainsi le lien et peuvent se voir à distance.

Gym douce, méditation, yoga, pilate mais également conférences artistiques et découverte de grandes œuvres littéraires sont au programme.

Profitez d’un mois d’accès illimité et gratuit à Génération Visio, partenaire de Homiz !

Rencontre avec Lucie, qui souhaite expérimenter la cohabitation intergénérationnelle

Lucie a 20 ans, et est étudiante. Elle s’apprête à présenter le concours des écoles de journalisme, et souhaite s’orienter vers la cohabitation intergénérationnelle à partir de janvier ou février, en région parisienne.

Pourquoi la cohabitation intergénérationnelle ?

Je pense que  la cohabitation intergénérationnelle c’est avant tout apporter à l’autre. Il est clair qu’au quotidien, on n’a pas les mêmes préoccupations, les mêmes tracas.. Mais justement, ca fait du bien de partager, ca nous aide à avoir un point de vue extérieur sur nos propres problèmes, et à aider l’autre à faire de même. Sinon plus simplement, je souhaite en ce moment préparer les concours pour les écoles de journalisme. Je veux travailler calmement et avoir une présence à mes cotés, tout en apportant un peu de réconfort à une personne qui pourrait se sentir parfois un peu trop seule.

Qu’attends-tu de ton hôte ?

Je dirais un accompagnement positif, une présence et un partage d’expérience. Je sais que j’aime beaucoup passer du temps à bavarder avec mes grands-parents : ils me racontent leur vie, des anecdotes.. Cela m’aide souvent à relativiser, à voir mes problèmes d’un autre oeil. De plus, j’adore avoir leur point de vue sur l’actualité, ils ont souvent de quoi comparer et apporter une certaine perspective historique, cela m’aide à nuancer mes propos et mes avis. En tant que future journaliste, je pense que c’est tout de même essentiel, surtout lorsqu’on remarque la certaine décadence du milieu. C’est en tout cas un peu tout ca que j’aimerais retrouver avec mon colocataire.

Pareillement, que penses-tu pouvoir lui apporter ?

Je ne sais pas si du haut de mes 20 ans, je pourrais prétendre pouvoir lui apporter un nouveau regard sur la vie. Toutefois, je pourrais surement lui apporter mon dynamisme, ma motivation, une fraicheur au quotidien ! Et de même, lui apporter une aide sur tout ce qui est informatique ou technologie : je sais que beaucoup de personnes âgées en ont besoin. Et sinon je pense que ce qui est essentiel, c’est aussi briser cette solitude qui touche trop de personnes âgées, comme je le remarque avec mes grands parents. Je ne pense pas que ce soit un énorme effort que de partager quelques moments sympathiques qui redonnent le sourire, surtout que selon moi, c’est une très belle expérience de vie que de partager entre différentes générations.

Comme Lucie, beaucoup d’étudiants cherchent à se loger à partir de janvier ou février. Si vous souhaitez héberger un jeune dans le besoin, n’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus.

Pourquoi la France est-elle mal préparée face au Boom de la dépendance ?

La France fait face à un défi démographique majeur, lié au vieillissement de la population et à l’allongement de l’espérance de vie. Le nombre des personnes de plus de 85 ans devrait tripler d’ici 2050, ainsi que le nombre de personnes dépendantes. Ce constat met en lumière la mauvaise préparation de la France face au boom de la dépendance qu’on commence tout juste à connaître.

Nous sommes l’un des pays les moins préparés. Alors que les besoins croissent, la France est l’un des pays les moins bien pourvus en professionnels de la dépendance, selon un rapport de l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE). En 2016, on ne trouvait dans l’Hexagone que 2,3 travailleurs pour 100 personnes âgées de plus de 65 ans contre 5 en moyenne dans les 28 pays observés.

Mais comment expliquer ce constat ?

Le système de soins français apparaît pour beaucoup comme étant de plus en plus désuet. Les métiers d’aide soignants sont très peu attractifs : la rémunération est mauvaise et les horaires très contraignants. De plus en plus de travailleurs se plaignent de souffrir au travail, 85% d’entre eux affirmant même ressentir des maux de têtes ou des douleurs physiques. La crise du Covid met en lumière le manque de moyens financiers et matériels des hôpitaux, qui sont à bout de souffle et peinent à s’en sortir. À cela s’ajoute un système de sélection dans la médecine française plus que discutable, et l’on peut plutôt bien cerner le problème auquel fait face la France.

Les défis sont nombreux, et apporter des réponses devient urgent. D’où la hâte des parlementaires à voter début juin la création de la « cinquième branche » de la Sécurité sociale consacrée à la dépendance , après des années d’atermoiements, et l’annonce la semaine dernière par le ministre de la Santé, Olivier Véran, de 1 milliard d’euros de financements supplémentaires dès 2021. De même, on remarque une multiplication d’initiatives au sein de la Silver Économie qui ont l’ambition d’apporter une réponse pérenne aux besoins de notre société. Elles visent à repenser le système de soins français, à prolonger la période de vie dans à domicile des seniors ou encore à proposer une alternative aux EPHAD surchargés.


Les EHPAD ne suffisent plus à soutenir la croissance de la dépendance. De nombreuses personnes âgées ne peuvent pas y accéder, par manque de moyens ou manque de place. De plus, les conditions d’accueil ne sont pas à la hauteur du prix à payer, et les plaintes contre ce système ne manquent pas. 
La France est donc un des pays les moins préparés, et ce à l’aube d’un boom de la dépendance qui s’annonce déjà comme sans précédent. Les défis sont nombreux, mais l’on peut espérer assister en parallèle à un Boom des initiatives liées à la Silver Économie afin d’apporter des pistes d’améliorations.

Rencontrez les trois cofondateurs d’Homiz !

Mokhtar, Benjamin et Yoan sont les trois cofondateurs d’Homiz. 

Après des études à HEC, Yoan part travailler au Brésil dans le cadre d’un projet autour de jeunes orphelins. À son retour en France, il participe à une mission qui vise à rendre la ville de Toulouse plus inclusive et il se rend alors compte de la formidable complémentarité intergénérationnelle

Benjamin est lui un habitué de l’intergénérationnel ; que ce soit dans le cadre de ses échanges universitaires avec Sciences Po ou de ses différents voyages, il adore loger chez des personnes âgées partout où il se rend.

Enfin, Mokhtar est le plus technique de la bande. Véritable passionné d’informatique, il adore initier ses grands parents au digital et est persuadé que le numérique est un formidable levier de rapprochement entre les générations.

Tout d’abord, comment vous est venue l’idée d’Homiz ?

Nous sommes partis d’un constat. Nous sommes bien placés pour savoir que la crise du logement frappe de plus en plus les jeunes, et que pour la plupart d’entre eux il est très difficile de trouver un appartement décent et abordable sans compromettre leur réussite scolaire. Au niveau des seniors, nous sommes aussi tombés sur des chiffres qui parlent d’eux-mêmes : 5 millions souffrent de solitude en France, et beaucoup d’entre eux vivent dans de grands appartement vides. La solution nous semblait alors évidente : la cohabitation intergénérationnelle était encore bien trop absente de notre société et nous sommes convaincus qu’il faut remédier à cela.

Votre projet porte des valeurs solidaires fortes, est-ce que c’est votre motivation principale ?

Je pense que ce sont nos différentes expériences qui nous ont sensibilisé à tout ca. Nous souhaitions développer un projet à la forte teneur sociale et solidaire, cela nous tenait vraiment à cœur.
Et puis nous avons remarqué un grand cloisonnement entre générations dans notre société, qui aboutit à une vision peu réaliste et souvent caricaturée de l’autre. Chez Homiz, nous croyons à l’alliance entre les âges pour renverser les clichés !

Pourquoi la cohabitation intergénérationnelle, parmi tous les autres projets solidaires ?

Nous avions tous les trois eu des expériences diverses avec les seniors, et beaucoup de choses nous avaient marqué. Déjà, les conditions d’isolement dans laquelle beaucoup de nos aînés se trouvent nous poussent à changer la situation et à les reconnecter au monde.

De plus, il nous paraît évident que la cohabitation intergénérationnelle a de l’avenir. Dans 30 ans, le nombre de personnes de 60 ans ou plus aura doublé, et les enjeux écologiques actuels ne nous permettent pas de construire de nouveaux logements à tout va. Il faut donc repenser nos habitudes d’habitation en prenant en compte tous ces facteurs. C’est un projet qui nous tient particulièrement à cœur et qui nous motive à remettre en cause nos façons de faire et de penser. Selon nous, il s’agit de replacer la confiance au cœur même de nos vies. Car finalement, quoi de plus beau qu’un projet fondé sur la confiance ? Confiance qu’on doit placer en son invité, confiance que la société doit avoir en le modèle-même de la cohabitation intergénérationnelle, et confiance dont on doit se montrer digne en retour.

Comment les aînés envisagent-ils leur retraite ?

L’espérance de vie ne cesse de s’allonger. C’est un excellent indicateur de la qualité de nos services de santé et d’accompagnement des personnes âgées. Quelques problèmes émergent toutefois : le nombre de personnes âgées augmente rapidement, et avec lui celui des personnes en situation de dépendance, parfois obligées de quitter leur logement pour des structures spécialisées. 

Face à cette vague de demandes, les seniors doivent faire face à un déficit de logements adaptés à leurs besoins. Les places en résidences sont souvent difficiles à obtenir et nécessitent un budget conséquent. Or, 65% des seniors déclarent vouloir absolument un logement adapté à leurs besoins, tandis que 82% d’entre eux veulent se sentir « comme chez eux » (selon une étude d’Ovélia). On comprend bien l’importance du logement dans les perspectives futures envisagées par les retraités. 

De nouvelles solutions sont donc à envisager pour faire face à cette nouvelle affluence, mais également pour prévenir celle à venir. En partant du constat que le maintien à domicile est essentiel pour bien envisager la vieillesse, des opportunités apparaissent : l’hébergement familial ou la cohabitation intergénérationnelle permettent par exemple aux seniors de ne pas quitter leur environnement et de se sentir en sécurité. 

Passée cette étape du logement, d’autres critères sont essentiels aux yeux de nos ainés. Toujours selon l’étude d’Ovélia, en premier lieu vient le souhait de cohésion sociale : l’isolement touche beaucoup de personnes âgées, et beaucoup craignent cette disparition de lien social. Ensuite viennent le souhait d’avoir des activités qui brisent la monotonie du quotidien, ou encore de bien manger.

Mais ces constats ne concernent pas uniquement les seniors : ils permettent à leurs proches s’informer, de découvrir et de se rassurer sur toutes les alternatives qui existent pour loger leurs parents ou grands-parents. Ils permettent également aux acteurs de la Silver Économie et de l’Économie Sociale et Solidaire de réfléchir à des solutions qui amélioreraient le quotidien de tous, et permettraient d’anticiper les problèmes inhérents aux bouleversements que la société s’apprête à connaitre.

La cohésion sociale et son évolution au fil des générations

Le terme de société ainsi que la cohésion entre ses membres n’ont cessé d’évoluer au cours des siècles. Certaines périodes furent marquées par l’individualisme et le sectarisme, tandis que d’autres le furent par l’unicité et le sentiment d’appartenance à une communauté

Le théâtre principal de ces évolutions est la famille. Elle représente et incarne les codes d’une société, dans les rapports entre les sexes ou entre les âges. Longtemps, l’enfant était le travailleur en devenir et l’ainé celui assisté par la famille. L’apparition de l’état providence a inversé le sens des solidarités par l’institution des retraites et des systèmes d’éducation.


Toutefois, la famille n’est pas la seule scène de l’évolution des relations et de la cohésion au sein de la société. On peut évoquer l’école, l’entreprise… Toutes ces institutions sont apparues récemment, du moins au vu de l’histoire humaine. Elles ont façonné la société que nous connaissons et ont redessiné les rapports que nous entretenons avec nos concitoyens, et particulièrement entre les différentes générations. De plus, le boom démographique du 20ème siècle ainsi que l’amélioration des conditions de vie ont permis aux différentes générations de se côtoyer plus longtemps.

Ainsi, les conditions sont aujourd’hui réunies afin d’envisager une société soudée et ancrée autour de valeur solidaires. La réalité semble toutefois être plus complexe ; si les initiatives se multiplient autour de la solidarité et de la coopération, les signes de fracture sont également de plus en plus nombreux. On peut le remarquer au niveau politique, avec la résurgence de partis extrémiste ou aux tendances communautaristes. 

Cette dualité permet toutefois de renforcer la cohésion des groupes qui veulent l’être, et de renforcer les initiatives responsables, entrepreneuriales ou associatives. C’est en tout cas ce que l’on croit chez Homiz !

Vous voulez accueillir un étudiant chez vous ? On vous dit comment faire !

Vous avez une chambre de libre et vous pensez à accueillir un étudiant chez vous ? Ces quelques lignes répondront à toutes vos questions.

Le principe de la cohabitation intergénérationnelle, c’est quoi ?

Le principe, c’est d’accueillir un jeune étudiant chez vous, en échange de quelques services qu’il pourra vous rendre : vous aider à faire les courses, vous familiariser au digital, mais aussi partager des moments sympas autour d’un bon film, par exemple. 

Vous êtes libre de définir le loyer qu’il aura à payer, mais il faut garder en tête que beaucoup d’étudiants n’ont pas un gros budget et s’orientent aussi vers la cohabitation intergénérationnelle en partie par intérêt financier. 

Et dans les faits, comment ça marche ?

Après vous être inscrit sur notre site, vous devez commencer par définir vos conditions d’accueil. Ensuite, on s’occupe de tout ! On vous transmet des demandes d’étudiants, en fonction des conditions que vous avez définies, et vous n’avez qu’à choisir entre toutes les demandes. Nous définissons ensuite la convention de cohabitation, vous versons le premier de loyer que paie votre invité, et vous accompagnons tout au long de la cohabitation.

Et bien sûr, c’est totalement gratuit pour vous !

Comment être sûr que mon invité est digne de confiance ?

Lorsqu’un jeune désire rejoindre la communauté Homiz, nous vérifions soigneusement son profil et son identité. Vous pouvez ensuite consulter à tout moment, sur le profil des jeunes qui vous envoient une demande, leur présentation (écrite et parfois vidéo) ainsi que les évaluations qu’ils ont reçues de leurs précédents hôtes. Enfin, vous avez la possibilité de communiquer avec eux afin d’apprendre à mieux les connaître avant de confirmer la cohabitation. 

Mais pas d’inquiétude, nos jeunes sont sélectionnés et les colocations qui existent déjà se passent toutes très bien.

Comment est-ce que cela se passe au niveau administratif ?

Vous n’avez pas à mettre en place un contrat de location si vous avez plus de 60 ans, grâce à la loi ELAN qui facilite grandement la cohabitation intergénérationnelle.

En revanche si vous avez moins de 60 ans et que vous demandez un loyer en plus d’une éventuelle participation aux charges, il vous faut établir un contrat de location. Si vous êtes locataires, vous devrez alors mettre en place, avec l’accord de votre propriétaire, un contrat de sous-location dont le loyer et la durée ne devront pas dépasser ceux du bail principal. Si vous êtes propriétaires, vous devrez mettre en place un bail mobilité (si la durée du bail est inférieure à 10 mois) ou un bail meublé classique (si la durée est supérieure à un an).
De plus, vous payez des impôts sur le loyer seulement si le loyer mensuel dépasse 15,42€ par m² en Ile-de-France et 11,33€ dans les autres régions. La superficie à prendre en compte est la chambre du jeune plus les pièces communes.

Pour en savoir plus, téléchargez notre guide de la cohabitation intergénérationnelle.